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Cahier des charges industriel : quel service choisir ?

Publié le

Soudeur masqué soudant une tuyauterie à brides en inox, entre des cuves et sous un pont roulant

Vous avez un travail à confier à un sous-traitant industriel : une cuve à fabriquer, une ligne de tuyauterie à remplacer, un équipement à installer. Avant de rédiger le cahier des charges industriel, une question décide du reste : de quel métier relève ce travail ? Cet article aide l’ingénieur de site ou le chef de projet à répondre, à repérer les travaux qui en demandent plusieurs et à réunir ce qu’il faut pour obtenir des devis comparables.

Partir de ce qui doit exister à la fin

Plutôt que de chercher le bon mot, décrivez le résultat attendu. Le besoin tombe presque toujours dans l’une de ces situations :

  • un équipement à construire à partir de tôle et de tube : cuve, réservoir, récipient, échangeur ;
  • un réseau de tubes qui transporte un fluide ;
  • un ouvrage qui porte quelque chose : plateforme, support, charpente ;
  • des pièces ou des assemblages à souder, quelle que soit leur forme ;
  • un équipement qui arrive fabriqué et qu’il faut mettre en place ;
  • une installation existante à garder en état de marche.

Les six services et le moment de les choisir

  • Soudure industrielle : à choisir quand la soudure est le travail lui-même, qu’il s’agisse d’assembler des pièces, de reprendre un cordon ou de réparer. Elle se pratique sur l’acier au carbone, l’inox, l’aluminium et le titane, en TIG, MIG ou à l’arc. Comme on soude dans tous les autres métiers, ne la demandez seule que si le reste du travail est fait ailleurs.
  • Chaudronnerie industrielle : pour fabriquer des cuves, des réservoirs, des récipients sous pression ou des échangeurs. Si l’équipement est sous pression, la directive 2014/68/UE (DESP) s’applique. Le matériau, lui, est fixé par l’étude : fluide contenu, température et pression de service.
  • Tuyauterie industrielle : pour tout réseau de tubes. Indiquez le code de construction retenu, par exemple l’EN 13480 ou l’ASME B31.3 : le devis et les qualifications de soudage en dépendent.
  • Construction métallique : pour les ouvrages porteurs. L’exécution est encadrée par l’EN 1090 et ses classes d’exécution EXC1 à EXC4 : précisez celle que votre ouvrage exige.
  • Montage industriel : pour les équipements, les tuyauteries et les structures qui arrivent fabriqués. On les met en place, on les cale, on les assemble et on les raccorde.
  • Maintenance industrielle : pour garder une installation en état, en préventif ou en correctif, y compris pendant un arrêt technique. Pour choisir entre les deux, voir notre article sur la maintenance préventive et corrective.

Quand un travail en combine plusieurs

Le cas le plus courant est la cuve neuve. La construire relève de la chaudronnerie. Les lignes qui l’alimentent et la vident relèvent de la tuyauterie. La poser, la caler et la raccorder sur place, c’est du montage. Et si elle repose sur un châssis ou une plateforme, on touche à la construction métallique. Quatre services pour un seul équipement, et sur place autant de métiers qui se relaient : qui fait quoi sur un chantier.

Dans la demande, indiquez ce qui est lié : points de raccordement, cotes d’interface, ordre des opérations. C’est aux jonctions que les travaux se compliquent : une bride décalée de quelques millimètres, une tolérance que personne n’a donnée. Si les services sont confiés à un même prestataire, c’est lui qui suit ces jonctions. Sinon, c’est à vous de les coordonner.

Atelier ou sur site

L’atelier convient aux pièces que l’on peut transporter : équipements de chaudronnerie, sous-ensembles de tuyauterie préfabriqués, éléments de structure. Le soudage s’y fait dans de bonnes conditions, le contrôle a lieu avant la livraison et votre site n’est pas encombré. Les limites sont les dimensions, le poids et le transport.

Le travail sur site s’impose pour le montage, les raccordements, la maintenance et les arrêts. Pour une tuyauterie déjà en place, il n’y a pas le choix : le soudeur la soude dans la position où elle se trouve.

Beaucoup de projets se partagent : préfabrication en atelier, assemblage sur site. La répartition se décide avec le prestataire, plans et accès au site en main.

Dans les deux cas, le prestataire travaille avec son équipe et son encadrement : vous définissez le résultat attendu, il organise le travail. Si vous hésitez avec une mise à disposition de personnel, voir sous-traitance ou mise à disposition.

Ce qu’il faut joindre à votre cahier des charges

Une demande de devis exploitable contient :

  • les plans, avec les isométriques pour la tuyauterie, les schémas ou la documentation de l’équipement ;
  • les matériaux : nuance d’acier, inox, aluminium ou titane ;
  • les normes et la réglementation applicables : DESP, EN 13480, ASME B31.3, EN 1090 et sa classe d’exécution ;
  • les dimensions, les épaisseurs et les poids ;
  • les contrôles attendus et les documents à remettre en fin de travaux ;
  • les quantités et les délais souhaités, avec les dates de l’arrêt s’il y en a un ;
  • les conditions d’accès au site : adresse, horaires, zone de travail, moyens de levage, énergies disponibles ;
  • les documents et la formation de sécurité que le site exige à l’entrée, dont le plan de prévention ou son équivalent local ;
  • la langue des consignes et de la documentation.

Une donnée manque, par exemple un matériau encore à confirmer par votre étude ? Dites-le : le prestataire vous répond sur ce qu’il peut faire avec ce que vous avez.

Pour aller plus loin

Pour la vue d’ensemble, voir nos services de sous-traitance industrielle. Pour un travail précis en Espagne ou au Portugal, décrivez-nous le besoin en suivant la liste ci-dessus : nous vous disons si nous pouvons le faire.

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