Aller au contenu
Menu

Qualification soudeur : 5 points à vérifier

Publié le

Soudeur masqué soudant un gros tube en acier, la torche dans une main et le métal d’apport dans l’autre, dans une grande halle industrielle

Avant de faire venir un soudeur sur un chantier, la première question est presque toujours : « est-il qualifié ? » La bonne question est plus précise : sa qualification couvre-t-elle votre travail ? Un certificat de soudeur ne dit pas que la personne sait souder en général. Il dit qu’elle a réussi un essai dans des conditions précises, et il ne vaut que dans ces limites. Voici ce que recouvre une qualification de soudeur et les cinq points à vérifier avant de l’accepter.

Ce qu’est une qualification de soudeur

Le soudeur réalise une soudure d’essai devant un examinateur ou un organisme d’examen, selon une norme. La pièce d’essai est ensuite contrôlée : examen visuel, puis, selon la norme et l’épaisseur, radiographie ou essais mécaniques comme le pliage. Si le résultat est conforme, un certificat est délivré.

Pour les aciers, la norme de référence en Europe est l’EN ISO 9606-1, publiée en France sous la référence NF EN ISO 9606-1. L’aluminium relève de la partie 2 et le titane de la partie 5. Dans un document venu d’Espagne, vous verrez le mot « homologación » : c’est la même chose qu’une qualification de soudeur.

Ce que couvre le certificat

Le certificat est personnel. Il porte le nom du soudeur et indique :

  • le procédé, désigné par un numéro de la norme ISO 4063 : 141 pour le TIG, 131 pour le MIG, 135 pour le MAG, 111 pour l’électrode enrobée ;
  • le matériau ;
  • le produit, tôle ou tube, avec la plage de diamètres pour les tubes ;
  • la plage d’épaisseurs ;
  • la position de soudage : à plat (PA), en montant (PF), au plafond (PE) ;
  • la date de validité.

Un soudeur qualifié en TIG sur inox ne l’est pas pour autant en MIG sur aluminium. Pour étendre sa couverture, il passe une nouvelle qualification : c’est pourquoi un soudeur expérimenté en a souvent plusieurs.

Les cinq points à vérifier

  1. Le certificat est en cours de validité. En général, il est valable trois ans, avec une confirmation signée tous les six mois par l’employeur ou le coordonnateur soudage, puis une revalidation (nouvel essai ou contrôle de soudures de production) tous les deux ou trois ans selon la voie retenue. La confirmation atteste que le soudeur a continué de souder avec ce procédé. Demandez le certificat avec ses confirmations. Un certificat périmé ne couvre pas votre travail.
  2. Il correspond à votre travail. Comparez le procédé, le matériau, le produit, l’épaisseur et la position avec ceux de votre cahier des charges. Si un seul point diffère, le certificat ne couvre pas ce travail : il faut une autre qualification.
  3. L’organisme émetteur est reconnu. Regardez qui a délivré le certificat. Il vaut mieux qu’il soit accrédité : par le COFRAC en France, par l’ENAC en Espagne, par l’IPAC au Portugal.
  4. Les exigences de sécurité du site sont remplies. Une qualification technique ne donne pas accès au chantier. Dans la métallurgie espagnole, la TPM (Tarjeta Profesional del Metal) sert à justifier la formation en prévention des risques, et certains chantiers en Espagne la demandent. Votre site peut exiger davantage : accueil sécurité, documents, visite médicale.
  5. L’expérience correspond au travail. Un certificat prouve un essai réussi, pas des années de chantier. Sur un travail délicat (tuyauterie de process, inox, équipement sous pression), un essai de soudage sur éprouvette, jugé par votre responsable soudage ou par un inspecteur, donne une réponse directe. Fixez-le avant le démarrage, avec le critère d’acceptation.

Notre article sur les erreurs à éviter quand on fait venir des soudeurs revient sur l’essai de soudage et sur le délai d’accès au site.

Qualification du soudeur et qualification du mode opératoire

Ne confondez pas les deux documents. La qualification du soudeur (ISO 9606) atteste la personne. Le mode opératoire de soudage est qualifié à part (ISO 15614) : le DMOS, ou WPS en anglais, décrit le procédé, les paramètres et le métal d’apport ; la QMOS, ou WPQR en anglais, en est la qualification, appuyée sur une soudure d’essai contrôlée.

Sur les appareils sous pression, les structures et les tuyauteries de process, on exige en général les deux : un soudeur qualifié applique un mode opératoire qualifié. L’un ne remplace pas l’autre. La page certifications détaille ce que prouve chaque norme.

Quand la qualification est-elle exigée ?

Dès que la soudure joue un rôle de sécurité ou de conformité : appareils sous pression, tuyauteries de process, structures porteuses. C’est le cahier des charges ou le code de construction du projet qui fixe la norme et le niveau. Si vous ne les avez pas sous la main, demandez-les à votre bureau d’études ou à l’organisme de contrôle avant de lancer la recherche de soudeurs : une demande qui nomme la norme évite des allers-retours.

Pour un site en Espagne ou au Portugal

Si vous avez un travail de soudure industrielle sur un site d’Espagne ou du Portugal, écrivez-nous avec le procédé, le matériau, l’épaisseur, la position et la norme exigée, ainsi que la date et l’adresse du site. Nous vous répondons par une proposition.

Autres articles

Décrivez-nous votre besoin

Appelez-nous ou écrivez-nous avec le travail, le délai et l’adresse du site. Nous vous répondons par une proposition.